| Penser avec
Daniel Charles
Philosophie – Musique
– Esthétique
|
|
| Colloque
international organisé les 4, 5 et 6 mai 2009 par Carole Talon-Hugon et Eveline Caduc au Musée National Marc Chagall, av. du Docteur Ménard, Nice, France. avec le soutien de : LfUniversité de Nice-Sophia Antipolis Et le C.R.H.I. (Centre de recherche en Histoire des Idées), LfUniversité Paris-I Sorbonne Et lfUMR Esthétique des arts contemporains, Le Musée National Marc Chagall (directeur : Maurice Fréchuret) Conférences et concerts de : Sandra Laugier Maurice Elie Michele Porzio Iégor Reznikoff Frédéric Mathevet Tona Scherchen Emanuel Dimas de Melo Pimenta Francis Schwartz Michaël Bach Gérard Pelé Patrick Quillier Alain Chareyre-Méjan Christine Esclapez Marta Grabocz Eero Tarasti Sérgio Morais Christophe Charles Fatima Miranda Eveline Caduc Carmen Pardo Louise Poissant Bernard Lafargue Carole Talon-Hugon Anne Cauquelin Maurice Fréchuret Mr Larthomas François Paris Alain Fourchotte Les interventions qui ont été enregistrées seront mises en ligne dès que possible, de même que les textes en format pdf et les photographies prises par Antoine Mano. (dernière mise à jour : 19 juin 2009) |
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
| Sandra Laugier
(Université dfAmiens) conférence : Daniel Charles et le transcendantalisme suivie des questions et réponses : 1h12mn mp3 - 66MB |
![]() |
| Maurice
Elie (Université
de Nice) conférence : Lfesthétique entre la phénoménologie et lfesthésique suivie des questions et réponses : 1h04mn mp3 - 59MB |
![]() |
| Michele
Porzio
(Université de Milan) conférence : D. Charles, Lévinas, Cage et le bouddhisme zen lue par Eveline Caduc |
![]() |
| Iégor Reznikoff : concert : Cantate en hommage à Daniel Charles voix a capella (durée : 21f34") (mp3 - 49,3MB) En quoi consiste lfart de Iégor Reznikoff ? Voici comment Daniel Charles a répondu à cette question lors du Festival Manca le 7 novembre 2005 : «
à faire se dérouler les volutes et vocalises d'un Alléluia ou
dfun Magnificat tout en conservant - intégralement, pendant
la durée de l'expiration - un étiage sonore constant au niveau de la
base de (ou de la basse) fondamentale. Autrement dit, l'énergétique
spectrale exacte des hauteurs résolument non tempérées sur lesquels il
appuie la courbe de sa voix est censée resté fixe - et il conseille
fermement à ses élèves et disciples d'en étalonner les mensurations à
l'aune d'un « monocorde » pythagoricien (en l'occurrence l'instrument
dont se servaient les Grecs pour tester la justesse des intervalles
acoustiques). C'est à cette condition que peut se trouver remise en
honneur la leçon de vie de l'Antiquité qufont bel et bien occultée les
deux ou trois siècles au long desquels l'Occident a cru pouvoir laisser
déraper - sous le signe du piano le plus « matérialiste » - une
harmonie de plus en plus éloignée des réalités à la fois acoustiques et
spirituelles.
On observera également qufà l'instar de ce que permet l'archet courbe dfun Michaël Bach, le chant grégorien (ou proto-grégorien) tel que le pratique et le fait pratiquer Reznikoff ouvre l'espace sonore dans toutes les directions, notamment dans le sens de la verticalité. Chaque sonorité peut en droit servir de bourdon ou de drone pour les harmoniques naturelles qu'elle promeut. À même le fonds dont elle se fait ainsi lfemblème, il importe donc que se laissent, le cas échéant, discerner au moins lfajout et la combinaison (voire le détachement et le « retrait », au gré de l'exécutant) des lieux dans lesquels résident les harmoniques concernés. Et parce que ces derniers sont prêts à entrer par eux-mêmes, sua sponte, en résonance directe avec l'espace ambiant, ils entreront tout aussi bien en résonance avec la lumière et la sensibilité de l'interprète, elles aussi reliées à l'espace, même si cela concerne quelque espace secret. Au reste l'espace que font battre les neumes, signes du mouvement, ne bat-il pas ipso facto au cœur de l'interprète ? Celui-ci ne se trouve-t-il pas à la croisée des rencontres, relié par tout le corps au cosmos ? Un peu comme si la voix humaine, en affrontant ses limites extrêmes, était susceptible de se pencher jusqu'à remplir, et même envahir tout l'espace disponible ; et davantage encore peut-être, à force d'en combler le ou les vides, d'en sculpter les contours... À vrai dire la voix de Reznikoff nfest jamais seule. Il s'agit d'une voix qui s'assume en tant que naturelle - ou plus simplement, d'une voix nature, qui se veut, à l'occasion, entièrement plurale, ou plurielle. Elle se fait donc aider par le corps, que ce soit par un geste du bras (suivant la chironomie antique), ou par l'ouverture des paumes de la main, ou encore en improvisant lentement quelques pas d'une déambulation méditative, à travers le public et la salle tout entière. Mais peut-être s'agit-il de pister et dépister l'irruption d'harmoniques célestes, en écho direct à ceux de la voix ? » |
![]() |
| Frédéric
Mathevet concert : Faire la peau 2 Partition suspendue. effectif instrumental et un percussonniste, avec les photographies de la performance du 8 novembre 2008 à la Ferme du Buisson. description du dispositif : pdf - 184KB Il faut
bien comprendre que cette pièce n'a pas été pensée
comme une pièce de concert (même si elle peut s'y prêter) mais comme
une installation où le corps de l'instrumentiste présent n'est pas en
représentation. La partition se présente sous la forme d'une grande
carte imaginaire représentant le système nerveux d'un corps. Même si
cette carte se rapproche dfune planche encyclopédique d'anatomie,
témoignant d'une volonté objective et scientifique, le montage des
différents morceaux du corps et les objets insolites qui s'y trouvent
(mouches, perse-oreilles, bulles...) affirment au contraire l'approche
subjective, voire magique, de la représentation mentale du corps. Cette
carte est projetée à la fois sur un écran et en partie sur le bodhràn
(voire dispositif technique) l'instrumentiste peut déplacer la
cartographie du corps en frottant ou en laissant glisser sa main sur la
peau du bodhràn. Par là-même, il se propose dfune part de jouer avec la
partition scénarisaée en excitant par exemple les nerfs représentés, ou
il décide de jouer sur le bodhràn en redessinant les nerfs présents sur
la peau.
SYNOPSIS Faire la peau2 est une partition suspendue pour bodhràn. Le bodhràn est un instrument irlandais. Le grand cercle de bois sur lequel est tendue la peau permet une variation subtile de sons. La peau conserve toujours la mémoire des plis, des veines et des nerfs. Les lignes, qui se devinent à la surface de lfinstrument, sont une carte et une empreinte à la fois, celles du corps de la bête (une chèvre). Dès lors, la peau ne marque plus et le son nfest que le résidu de tentatives dfempreintes ratées. Le bodhràn se travaille avec le gras de la paume, le plat de la main, le gras des doigts, le sec des phalanges, le bout des doigts et les ongles. Ça tapote, ça racle, ça frotte, ça gratte et ça cogne. Cfest dum et cfest tak, avec toutes les variations possibles qufon imagine entre lfun et lfautre, du bord au centre de la peau. MODE DfEMPLOI Comme toutes les partitions suspendues, Faire la peau 2 est pensé comme un méta-instrument: la partition, programmée avec Director, le dispositif technique (capture vidéo et double projection de la vidéo), s'ils sont des informations de jeux pour l'instrumentiste, ils sont aussi l'intégralité de l'instrument avec lequel le percussionniste joue. Bref, le Bodhràn n'est qu'une petite partie de l'instrument-partition que propose Faire la peau 2, cette partition suspendue est à la fois l'instrument et la partition. Si le percussionniste touche le perce-oreille qui se balade sur la totalité de la carte, la partition laisse place à une vidéo qui relance le programme à zéro. |
![]() |
| Tona
Scherchen concert : Between "en hommage à Daniel Charles toujours parmi nous avec son immense joie de vivre". Instruments : la mer, voix humaine et trombone de jazz. (mp3 - 53,9MB) Between présenté
par Daniel Charles :
« J'ai mentionné, en présentant Tona, son goût pour les fêtes "son et lumière". L'un des spectacles les plus étonnants qu'elle ait imaginés, le Between réalisé à Lille en 1986, comportait une chorégraphie lumineuse. "En correspondance, disait-elle, et synchronisée à l'évolution de la masse sonore en mouvement, la lumière fait partie intégrante de la partition (c) : signaux dans la brume, étoiles, instants de nuit, lumières qui passent. Ce travail de lumières en mouvements simultanés ne représente pas une illustration de la musique, mais plutôt un mariage son-lumière, avec leurs différences, leurs corrélations. Considérés abstraitement, tous deux sont phénomènes d'énergie : ils se manifestent sous forme de vibrations d'ondes cycliques se propageant à travers l'espace et le temps". – Or la partition, pour un tel mariage, est la même. Elle reste abstraite, et à la limite elle est inutile. C'est, en revanche, à la recherche de ce qui rassemble en deçà des ressemblances et des dissemblances, qu'une gnose non-dualiste est possible. Et l'art est – parfois – une telle gnose. Entre texte et musique, il se peut donc que règne – parfois – la non-dualité. » Between présenté par Tona Scherchen : « La composition de BETWEEN a débuté en 1978 ; la création mondiale de la version initiale sous forme de concert eu lieu à NewYork City THE KITCHEN en 1983, sous forme de bande électronique et participation life de 4 Jazzmen Newyorkais. Jfai ensuite raccourci la durée de ma version initiale ; à lfautomne 1986, la création française de la version Spectacle de SONS et LUMIERES fut donnée au Festival de Lille. BETWEEN a ensuite dormi jusqufen Octobre 2008, où jfai remanié cette ultime version (durée 23f35ff) dont jfai gravé une série de 30 CD. Cfest un extrait de cette version définitive qui fut joué durant le colloque PENSER AVEC DANIEL CHARLES : cfest cette performance du 4 mai 2009 que je dédie en particulier à Daniel CHARLES, pour moi toujours vivant avec son immense joie de vivre. BETWEEN
est dédié à la VIE :
BETWEEN joue ENTRE SONS & LUMIERES en MOUVEMENTS/EVOLUTION BETWEEN (entre) Le
rythme cosmique (à 3 Temps) de la grande RESPIRATION de base des
VAGUES qui remontent du fond des mers et des océans, Les mêmes rythmes
de RESPIRATION (à 3 Temps) du SOUFFLE de la VOIX, des BATTEMENTS du
COEUR HUMAIN. Il existe des affinités et des liens profonds entre ces
éléments : ceux de la VIE.
La version initiale fut dès le départ conçue pour un spectacle audiovisuel complet de SONS / LUMIERES (aspects abstraits : bande électronique, jeux de formes lumineuses), MOUVEMENTS ( aspects concrets : corps des danseurs évoluant en suivant le son), avec de 1 à 4 musiciens improvisant sur base de canevas genre Jazz -3 programmes composés-, en suivant lfévolution sonore de la bande électronique. La partition graphique et la bande électronique furent composés à New-York(1979-80), sur base des : SONS et RYTHMES de la mer, enrégistrés durant la nuit du solstice de printemps+pleine lune (21 mars 1978) ; SONS et RYTHMES du phrasé de la RESPIRATION dfune VOIX HUMAINE, enrégistrés en 1978. Les 3 « programmes » notés à la façon des canevas Jazz de thèmes (sons, agrégats, rythmes) furent conçus en même temps qufétait composée la partition graphique. » Tona-Titigre SCHERCHEN |
![]() |
| Emanuel Dimas de Melo Pimenta concert : Microcosmos (1995) concert numérique sur la composition électroacoustique originale pour Merce Cunningham dédiée à Daniel Charles. Ordinateur : Emanuel Dimas de Melo Pimenta Percussions et voix : Sergio Morais Emanuel
Dimas de Melo Pimenta est un compositeur de
musique contemporaine né au Brésil. Il a été ami et collaborateur de
John Cage pendant les sept dernières années de sa vie et il a composé
de la musique pour Merce Cunningham à New York depuis quelque 25 ans.
Il a été ami de Daniel Charles. La pièce Microcosmos a été composée en 1995
pour Merce Cunningham et dédiée à Daniel Charles. Un film réalisé par
Emanuel Pimenta en mémoire du philosophe est projeté pendant le
concert. Pour la performance du 4 mai 2009, le compositeur
interprète Microcosmos
avec Sérgio Morais, un musicien qui étudie la musique classique vocale
et la percussion en Iran et en Inde.
|
![]() |
| Francis Schwartz vidéo : Kinda' Cagey-y 2 : en memoriam Daniel Charles avec ses muses Leymis et Rachael Théatre historique Asolo, Sarasota (Florida), le 9 janvier 2009. |
![]() |
| Michaël Bach vidéo : Le revenant First Performance of "5 Pitches, 13 Notes" dedicated to Daniel Charles, for Cello with Curved Bow, by Michael Bach Bachtischa, MANCA Festival, Nice, France 2005. youtube link QuickTime movie 2.7MB À propos du concert du 7 novembre 2005 avec Michael Bach et Iegor Reznikoff Michael
Bach Bachtischa est un compositeur ami de Daniel Charles qui a
inventé lfarchet courbe, BACH.Bow, adaptable au violoncelle aussi
bien qufau violon, à lfalto ou contrebasse. Installé à Stuttgart, il a
envoyé plusieurs vidéos de la composition musicale qufil a écrite pour
Daniel Charles
"ONE8 and 15 STRINGS" est un film du SWR sur le festival Donaueschinger Musiktage de 1994. "ONE8" (1991) pour violoncelle avec l'archet courbe de John Cage, et "Notation 2 for 15 STRINGS and Five Players" (1994) de Michaël Bach Bachtischa. Renate Hoffleit a conçu les plans de l'installation sonore "15 STRINGS" dont lfidée lui revient. (Daniel Charles y a participé comme joueur de cordes). La vidéo "DC - Le revenant" présente l'enregistrement de "5 Notes, 13 Pitches" pour violoncelle avec l'archet courbe, pièce dédiée à Daniel Charles, création à Nice, festival MANCA 2005, violoncelle: Michael Bach. La vidéo "namen.los für DC" présente une composition pour clarinette, dédiée à Daniel Charles et réalisée dans la nuit du 20 au 21 aout 2008. On peut y voir un enregistrement de sa création à Stuttgart, clarinette : Markus Kern. Un extrait de la pièce pour théâtre musical "Überhörte untiefen", en francais "Au delà de l'ouie" dédié à John Cage et Daniel Charles. Au début et à la fin on peut entendre John Cage et Michaël Bach à New York le 18 juillet 1992 travaillant sur une pièce pour violoncelle avec le titre "Ryoanji for cello". On peut entendre également Daniel Charles dans un enregistrement de 2002. Voici la présentation qufen fait Michaël Bach : « À l'époque, j'avais découvert que la poste et l'Etat Allemand avaient créé un timbre-poste pour le 75e anniversaire des Donaueschinger Musiktage en 1996. On avait utilisé uniquement lfun de mes manuscrits que j'avais composé pendant la rencontre avec John Cage le 18 juillet 1992. Je nfen avais pas été informé et de plus, on avait déclaré que c'était un manuscrit autographe de John Cage! Daniel m'avait informé dfun cas similaire mais inverse qui sfétait produit en Angleterre où un compositeur, Mr Batt, avait publié "Une minute de silence". La maison d'édition Peters London avait introduit une procédure juridique en arguant du fait que le silence était signé par John Cage ! » vidéo : Überhörte untiefen, trailer 2009 Ein Musiktheaterwerk von Michael Bach Bachtischa unter Mitwirkung von Renate Hoffleit für John Cage und Daniel Charles John Cage and Michael Bach New York City 1992. Working on Ryoanji for cello. The prime F# appears. Daniel Charles about silence, 2002. - At the beginning: John: This you can't do. Michael: What? John: It's to stay on the same note ... Michael: Ohhh. John: ... The whole time. You want to do that? Michael: Hhm (ja). John: You do? You won't be able to ... Michael: Ja, Well, if you have ... John: ... make any curves. Michael: ... inflections ... but ... (MUSICAGE, page 286, editor Joan Retallack, Wesleyan University Press, Hanover, USA) - At the end: John: I shouldn't just say, Go to hell. (laughter) ... Daniel: Signifier silence, c'est exactement ce que Cage a toujours refusé de faire, hahaha. (Daniel Charles talking to Michael Bach, 2002) Michael: ... They would ask the second question: How to get to hell. (laughter) (MUSICAGE, page 247) vidéo : Überhörte untiefen Version Nice (2009), auf deutsch Ein Musiktheaterwerk von Michael Bach Bachtischa unter Mitwirkung von Renate Hoffleit für John Cage und Daniel Charles vidéo : Au delà de l'ouie version Nice (2009), en français Une pièce pour théatre musical de Michael Bach Bachtischa avec la participation de Renate Hoffleit dédiée à John Cage et Daniel Charles vidéo : Cross-Currents unperceived Version Nice (2009), in english A Piece for Musical Theatre by Michael Bach Bachtischa with the Participation of Renate Hoffleit for John Cage & Daniel Charles vidéo : namen.los für DC (2008) Komposition von Michael Bach Bachtischa für B-Klarinette Daniel Charles gewidmet Produced by: Michael Bach Bachtischa ©2009 by Atelier BACH.Bogen |
![]() |
| Gérard
Pelé (Université
de Paris 1) conférence : Désoeuvrement ou décadence ? |
|
| Patrick
Quillier (Université de Nice) conférence : Le silence en question |
![]() |
| Alain
Chareyre-Méjan
(Université Aix-Marseille) conférence : titre à préciser |
![]() |
| Christine Esclapez
(Université Aix-Marseille) conférence : Lfinégalité temporelle selon Ernst Bloch, Daniel Charles et André Souris |
![]() |
| Marta
Grabocz (Université
de Strasbourg) conférence : Daniel Charles face à la narrativité |
![]() |
| Eero Tarasti (Université
dfHelsinki) conférence : Dialogue sur le sens musical - Correspondance avec D. Charles |
![]() |
| Iégor Reznikoff
(Université de Paris-X Nanterre) conférence : Daniel Charles : partages sonores |
![]() |
| Patrick
Quillier et Sérgio Morais concert : « Le temps de la voix » parcours nomade pour récitant et percussions sur des extraits du livre Le temps de la voix de Daniel Charles: (durée : 30') Patrick
Quillier, poète, traqueur dfacousmates et
passionné dfacroamatique, depuis longtemps à lfécoute du Temps de la voix que Daniel Charles
a publié en 1978, Patrick Quillier est le récitant de ce parcours
nomade qufil a intitulé Le
temps de la voix.
Sérgio Morais en est le percussionniste et parfois la voix en écho. Adepte du zarb, éleveur dfherbes à lfancienne, Sérgio Morais sfest récemment initié au chant diphonique. |
![]() ![]() |
| Christophe
Charles
(Musashino Art
University, Tokyo) concert: HCDC composé au Music Research Center, University of York (UK) en novembre 2008 HCDC,
le titre de
cette composition est formé avec les initiales de Daniel Charles et
dfHenning Christiansen (décédé le 10 décembre 2008). Certains sons
proviennent de collaborations
avec Henning, d'autres ont été enregistrés à Antibes en août 2008.
Cette musique blanche et grise, en perpétuelle transformation comme un
ciel nuageux, doit beaucoup à Daniel, à Henning, et à John Cage. Dans
l'auditorium, la composition a été jouée sur des haut-parleurs AMADEUS,
prétés par le CIRM et installés par Julien Aléonard.
The composition HCDC is dedicated to Daniel Charles and Henning Christiansen (May 28, 1932 | December 10, 2008). Most of the sequences were composed live during the last three years. The last minutes feature recordings of my father's last breath, and the whole thing seems to me flowing like the wind carrying clouds, or ashes, therefore I feel that the overall color is gray-white. It was composed on the Genelec speakers (1038b) of the MRC at the University of York, where I was invited by Mark Fell last November. When played on such speakers the sounds move all around even though it is only stereophonic. In fact it was conceived as a time-space composition as the wide range of frequencies make the work physical and immersive, and provoke impressions of contraction and expansion. À propos de Henning Christiansen http://en.wikipedia.org/wiki/Henning_Christiansen http://www.ubu.com/sound/christiansen.html |
![]() |
| Fatima
Miranda : concert : - Daniel inspire toujours/Daniel inspira siempre: LLAMAda , In principio, Desasosiego - Entre Nosotros : epitafio a las ballenas pour voix, instruments divers et dispoositif electro-acoustique. Daniel
Charles Bref éloge de Fatima
Miranda :
« Ce que Fatima Miranda, lorsqu'elle chante, exige de qui lfécoute, c'est un consentement plénier à la dispersion et au miroitement des sonorités les unes par rapport aux autres. Chacune, prise isolément, irradie dans toutes les directions possibles à partir de son propre centre. Mais sitôt qu'elle rencontre une autre sonorité, elle la surdétermine, et même tend à se fondre avec elle, en un acte que les bouddhistes de la secte Hua-Yen (en japonais : kegon) appelaient « interpénétration sans obstruction ». Fatima Miranda « saute » ainsi d'une tessiture à l'autre, dfun ambitus à l'autre, comme si sa voix était douée dfubiquité; et non moins surprenant est le magnétisme qu'elle dégage: par mon oreille et par ma gorge, je me sens tenu de suivre chaque saute de cette voie magique; je dois mfextérioriser, m'échapper de moi-même pour « coller » à chaque son nouveau ; j'assume lfubiquité de la voix écoutée en mfefforçant - tâche impossible ! - de m'identifier à son parcours, comme si elle écrivait sous la dictée de cette voie. Jamais, peut-être, le lien profond entre une voix et les battements secrets de qui lfécoute ne sfest fait jour avec autant d'intensité. Le génie de Fatima Miranda tient à ce qu'elle s'y entend non seulement, comme toute virtuose de l'expressivité, à mettre en scène ce lien, c'est-à-dire à faire battre les cœurs, mais surtout, en deçà de toute mise en scène, à multiplier et démultiplier à lfinfini les coups et les palpitations du corps lui-même. Par l'unicité-ubiquité de sa voix, elle éveille, comme le disait Roland Barthes, « ce qui bat dans le corps » ; mais aussi « ce qui bat le corps » ; ou mieux : « ce corps qui bat ». La voix de Fatima Miranda, c'est le jaillissement d'un monde. » (CD Booklet Fatima Miranda, Las Voces de la voz, Unió Músics , 1st ed., 1992) |
![]() |
| Eveline
Caduc (Université
de Nice) conférence : Sur le Ryoanji |
![]() |
| Louise Poissant
(Université UQAM – Montréal) conférence : Entretien avec un géant |
![]() |
| Carmen
Pardo (Université
de Barcelone) conférence : Sur Cage gComme les oiseauxh |
![]() |
| Bernard Lafargue
(Université de Bordeaux) conférence : Hétérotopies de lfoeuvre multimédia postmoderne |
![]() |
| Carole Talon-Hugon
(Université de Nice) conférence : Lfesthétique comparée selon Daniel Charles |
![]() |
| Anne Cauquelin
(Université dfAmiens) conférence : Lfart, un passage vers les multivers |
![]() |
| Table ronde animée par Maurice Fréchuret avec Mr Larthomas, François Paris, Alain Fourchotte, Anne Cauquelin. |
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |